Nouveau : La Tyrannie du court terme

Quels futurs possibles à l’ère de l’anthropocène?

La Tyrannie du court terme

Parution le 15 octobre 2018
Ce livre interroge : pourquoi le temps long, qui est devenu la norme dans le monde physique, végétal et animal, s’applique-t-il de plus en plus difficilement aux affaires humaines ?

Si nous savons maintenant que nous sommes entrés dans l’ère de l’anthropocène, pourquoi les décideurs actuels restent-ils incapables de comprendre comment y vivre durablement?


Collection «Ruptures».
Format 12 x 20 cm, 240 pages,
10 Euros, ISBN 978-2-919160-31-0
Version numérique : 5,99 Euros


La tyrannie du court terme à l’oeuvre dans les démocraties libérales entraîne l’exploitation et la destruction du monde. L’impossibilité de s’insérer dans le temps long fait émerger un colonialisme d’un genre nouveau : le colonialisme du futur, qui se manifeste via l’intelligence artificielle, le « big data », le transhumanisme, la géoingénierie…
Un futur préempté par les plus grands acteurs de la mondialisation, mais un futur qui exclut la majorité des citoyens du monde, dès leur naissance.
L’instauration d’un temps universel maintenant étendu à toute la surface du globe aboutit à une survalorisation du présent qui a désynchronisé le rythme de nombreux peuples par rapport à leurs repères traditionnels.
Il a donc, paradoxalement, engagé l’humanité dans une guerre des temps d’un genre nouveau.
Cet essai décrypte ce phénomène sous un angle original, au croisement des questionnements philosophiques, stratégiques et politiques.
Il alerte sur l’urgence de reprendre en main la construction du futur, tâche prioritaire du politique, puis avance l’idée d’une nouvelle responsabilité prospective, qui pourrait se substituer au « progrès » et initier un nouveau projet de civilisation, profondément alternatif, permettant d’éviter effondrements ou explosions.
Ce livre s’inspire ouvertement de plusieurs penseurs qui ont semé les germes de cette idée de responsabilité prospective depuis près d’un siècle, dans différents domaines. Il expose en annexe leurs principales intuitions en ce sens.

Jean-François Simonin

Anticiper à l’ère de l’anthropocène

Apprendre à défataliser l’avenir au XXIe siècle

Jean-François Simonin  – Juin 2016 – ISBN : 978-2-343-09355-0

27.50 € •
276 pages

Informations, extraits, ou commander ce livre
en cliquant sur  ce lien

 

Un nouveau concept est né au tout début du XXIe siècle, le concept d’anthropocène. Il n’a pas fait l’objet de toute l’attention qu’il mérite. Car ce concept introduit une perspective renversante pour toute réflexion en matière d’anticipation. Il percute toutes les certitudes de la civilisation occidentale, secoue nos plus profondes routines en matière de temporalité et de rationalité. Il questionne frontalement le devenir de la biosphère et de l’humanité. Il peut paralyser la réflexion et la réaction dans un premier temps, mais il ouvre aussi de nouvelles pistes sur lesquelles cet essai veut attirer l’attention. Il reste jusqu’à présent inconnu des sphères économiques et politiques, qui n’ont pas intégré les implications de ce concept dans leurs méthodes et pratiques de gouvernance. Aucune stratégie à terme ne pourra faire l’impasse sur les conséquences de la nouvelle conception du monde qui en découle. Le présent essai montre pourquoi ce concept-obus représente aussi un véritable potentiel de reconfiguration pour la pensée anticipatrice. Il est urgent de se sensibiliser aux enseignements de l’anthropocène et de construire des réponses pertinentes face aux impasses stratégiques qu’il met en évidence.

 

SOMMAIRE

Introduction

  1. De profonds dérèglements dans la civilisation occidentale
  2. Le potentiel renversant du concept d’anthropocène
  3. Des projets industriels qui configurent l’avenir de l’humanité
  4. La catastrophe comme perspective rationnelle
  5. L’énigme de la longue durée au XXIe siècle
  6. Les freins à l’anticipation dans les démocraties libérales
  7. La civilisation occidentale titanique par manque de modèle

Conclusion : deux pistes pour défataliser l’avenir

 

Éditeur

Contact : Julia Hu

Editions L’Harmattan

5, rue de l’Ecole Polytechnique 75005 Paris
julia.hu@harmattan.fr / 01 40 46 79 24

 

 

La destruction créatrice, une illusion ravageuse

Clés d’accès au XXe siècle, Tome 1

 

Jean-François Simonin
ISBN : 978-2-343-13307-2
22,00 € • 216 pages

Information, extraits,
ou commander ce livre
en cliquant sur ce lien

 

Il faut revenir sur le concept de destruction créatrice formulé en 1942 par Joseph Schumpeter. Ce concept a eu une postérité extraordinaire. Aujourd’hui encore il fait office d’évidence pour les élites économiques et politiques de la mondialisation. Mais, à bien y réfléchir, il s’agit d’une ineptie. Comment a-t-on pu penser, durant  plusieurs décennies, qu’une opération de destruction pouvait être créatrice ? C’est cette fausse évidence qui explique la myopie écologique et anthropologique de l’économie mondialisée au début du XXI ème siècle.
Il est indispensable d’enterrer définitivement l’illusion de la destruction créatrice. Mais pour cela il faut d’abord identifier toutes les sources de la culture occidentale auxquelles ce mythe vient s’abreuver. Mettre à jour les tenants et aboutissants de ce concept, pour en désamorcer la puissance ravageuse, est sans doute la première étape nécessaire à la reconstruction d’un projet de civilisation réellement soutenable sur le long terme.

Sommaire

Introduction

1. Le souffle initial du néolibéralisme
Les mauvaises critiques du néolibéralisme
L’assimilation nazisme-communisme-keynésianisme
Actes de naissance et idéaux néolibéraux
Le coup d’État mondial du néolibéralisme
Libéralisme et totalitarisme

2. Obsolescence des mythologies occidentales
Main invisible du marché, doux commerce et fabrique
du diable
Le développement, un mythe occidental
La destruction créatrice, transcendance nihiliste
La concurrence comme principe d’organisation
Progrès technique et mutilation écologique

3. Les nouveaux agents de transformation du monde
Les TGE, de taille exorbitante
Une capacité inédite de transformation du monde
Sociétés anonymes et responsabilités limitées
La stratégie des TGE, néolibéralisme en action
Sur l’absence de devoirs politiques de la TGE

4. Vide stratégique et déficit ontologique
On a cessé de vouloir définir le réel
De la stratégie à la tactique, raccourcissement des
horizons
Vide stratégique et déficit ontologique
Les limites de la spécialisation
Faire de l’avenir le point d’arrivée de la pensée
stratégique

5. Un portefeuille de futurs en contraction
La Loi, sous l’emprise du nombre
Innovation vitale, innovation létale
Contraction des futurs du monde et situations
irréversibles
Intensification de l’être et bio conservatisme
Accroissement du savoir et rétrécissement de l’avenir
Reprendre en main la direction vers le futur

Conclusion

Éditeur

Contact : Julia Hu

Editions L’Harmattan

5, rue de l’Ecole Polytechnique 75005 Paris
julia.hu@harmattan.fr / 01 40 46 79 24